Lexique des termes statistiques de l'AMP

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95-99 *

2000

La liste des principaux termes employés en FIV ou ICSI est classée par ordre alphabétique. Si certains termes manquent faite le savoir en envoyant un email à l'administrateur du site internet de FIVNAT pour qu'ils soient rajoutés <fivnat-mail@wanadoo.fr>

Il est possible que certains termes se trouvent dans le "lexique médical"
Les puristes nous excuserons d'explications statistiques qui se veulent "grand public"

analyse univariée, analyse multivariée.

Ce sont des techniques de comparaison statistique. Dans une analyse univariée, un critère est analysé sans tenir compte des autres. Dans une analyse multivariée, l'analyse est faite en tenant compte de l'interaction des critères les uns sur les autres. L'analyse multivariée est donc plus juste.

Voici un exemple : si l'on analyse en mode univarié, pour l'année 99, les résultats des transferts avec 4 ou 5 embryons, les résultats sont moins bons qu'en ne transférant que 2 ou 3 embryons (23,6 % contre 29,1 %). Ce résultat paraît étrange. En fait cette analyse ne tient pas compte du fait que les transferts de 4 ou 5 embryons n'ont concerné que des femmes ayant un mauvais pronostic et particulièrement des femmes âgées. L'analyse multivariée montre (tableau 6 de l'étude 35) que les chances de grossesse sont de 30 % plus importantes en transférant 4 ou 5 embryons par rapport au transfert de 2 et supérieures de 15 % au transfert de 3. L'analyse multivariée a permis d'effacer l'effet de l'âge et d'autres critères de mauvais pronostic.


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Chi2

C'est une méthode statistique qui permet de dire si une différence retrouvée correspond à une réalité ou peut être seulement due au hasard. Le test du CHI2 s'utilise pour comparer des événements (grossesse ou pas grossesse, transfert ou non). Il ne permet pas de comparer des moyennes. Le calcul du CHI2 permet en se reportant à des tables de calculer le chiffre p (cf. rubrique)
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embryons congelés

Dans les tableaux, on rapporte le nombre d'embryons congelés en précisant la moyenne et la déviation standard (cf. rubrique moyenne et déviation standard). Mais cette moyenne et cette déviation standard peuvent être calculées de deux façons :

Soit sur l'ensemble des femmes ayant eu une ponction

-Soit seulement sur les femmes qui ont eu des embryons congelés.

Le résultat est très différent. Dans le premier cas, la moyenne est comprise entre 1 et 1,5 alors que, dans le deuxième, elle est plus souvent voisine de 4. Cela se comprend puisqu'en moyenne seulement 25 à 30 % des patientes ont des embryons congelés.


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embryons obtenus

La moyenne et la déviation standard des embryons obtenus se calculent en tenant compte de toutes les patientes pour lesquelles au moins un ovocyte a été recueilli.
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embryons transférés

La moyenne et l'écart -type des embryons transférés se calculent en ne tenant compte que des patientes pour lesquelles au moins un embryon a été transféré.
Ceci explique que dans des cas particuliers où beaucoup de patientes n'ont pas eu de transfert, le nombre moyen d'embryons transférés soit supérieur au nombre d'embryons obtenus, puisque les moyennes ne portent pas sur les mêmes groupes.
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GEU ou grossesse extrautérine

En FIV ou en ICSI, un embryon transféré dans l'utérus, peut remonter dans la trompe et s'y implanter. Il s'agit alors qu'une grossesse extra-utérine (GEU). La première grossesse jamais rapportée en FIV (en 1976 donc 2 ans avant Louise Brown) était une GEU. Deux facteurs favorisent leur survenue : l'utilisation de protocole avec Clomid et le fait que la FIV soit réalisée du fait de trompes abîmées ou bouchées. Après culture prolongée, la survenue de GEU semble être exceptionnelle.
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IMG : interruption médicale de grossesse

Ce terme correspond au cas où une interruption de grossesse a été pratiquée pour des raisons médicales par opposition à l'IVG : interruption volontaire de grossesse.

La plupart des IMG sont faites à la suite de la découverte d'une malformation fœtale soit après amniocentèse soit après échographie. Exceptionnellement, une IMG peut être réalisé car une patiente enceinte présente une pathologie incompatible avec la grossesse (exemple cancer du sein découvert en début de grossesse)

Voir aussi la rubrique suivante
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Interruption sélective de grossesse

Ce terme s'oppose au terme de réduction embryonnaire (cf. rubrique). L'interruption sélective consiste à supprimer un fœtus atteint de malformation au sein d'une grossesse multiple. Ainsi si une patiente attend des jumeaux et que l'on détecte que l'un d'eux est trisomique (mongolien) on pourra être conduit à réaliser une interruption sélective.
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Moyenne et

Déviation standard

Médiane

La moyenne est une notion commune à tout le monde. Mais en soit une moyenne n'a pas toujours une grande signification. Il faut aussi évaluer la dispersion des valeurs (déviation standard) et éventuellement leur médiane. La médiane est un nombre tel que la moitié des cas ont une valeur supérieure et la moitié une valeur inférieure
Prenons 3 exemples pour illustrer ces données. Dans les trois cas suivants, il s'agit par exemple du nombre d'ovocytes recueillis parmi 10 patientes :

Dans le groupe 1 les valeurs sont les suivantes : 8-8-9-9-10-10-11-11-12-12

La moyenne est de 10, la déviation standard est de 1,49 et la médiane est de 10. On voit que, dans ce cas, la dispersion des valeurs est faible (donc la déviation standard est faible) et que la répartition des valeurs est très symétrique (de ce fait la médiane et la moyenne sont égales)

Dans le groupe 2 les valeurs sont les suivantes : 2-4-6-8-9-11-12-14-16-18

La moyenne est de 10, la déviation standard est de 5,18 et la médiane est de 10. On voit que, dans ce cas, la dispersion des valeurs est forte (donc la déviation standard est plus élevée) mais que la répartition des valeurs est très symétrique (de ce fait la médiane et la moyenne sont égales)

Dans le groupe 3 les valeurs sont les suivantes : 2-3-3-5-5-5-6-9-26-36

La moyenne est toujours de 10, la déviation standard est de 11,47 et la médiane est de 5. On voit que, dans ce cas, la dispersion des valeurs est très grande (donc la déviation standard est très élevée) et que la répartition des valeurs est très asymétrique (de ce fait la médiane et la moyenne sont très différentes)


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Odd ratio

C'est une technique statistique qui évalue de façon univariée ou multivariée le risque (ou la chance) qu'un évènement survienne en fonction des différentes possibilités pour un critère déterminé.
Par exemple : dans l'étude 32, l'Odd ratio de chance de grossesse en cas de transfert de 3 embryons est de 1,32 alors qu'il est de 1 pour le transfert de 2 embryons (pris comme groupe de référence). Cela signifie que la probabilité de grossesse est de 32 % de plus lorsque l'on transfère 3 embryons plutôt que 2.

Cet Odd ratio s'accompagne d'un intervalle de confiance. En effet, le chiffre d'Odd ratio calculé ne peut pas être considéré comme tout à fait certain. Il existe une marge d'incertitude. L'intervalle de confiance précise cette marge.

Dans l'exemple précédent, l'intervalle de confiance est de 1,23 à 1,42. Ceci signifie que les chances de grossesse sont augmentées en transférant 3 embryons plutôt que 2 entre 23 % et 42 %

Attention, si l'intervalle de confiance inclus 1, on considère qu'il n'y a pas de différence significative.


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ovocytes

recueillis inséminés, injectés

Les statistiques FIVNAT rapportent quelquefois ces 3 chiffres ou seulement un ou deux.

Les ovocytes recueillis sont ceux obtenus lors de la ponction.

Les ovocytes inséminés sont ceux mis en présence de spermatozoïdes en FIV. Leur nombre est toujours légèrement inférieur au précédent pour 2 raisons : si un couple refuse la congélation, le nombre d'ovocytes inséminés ne peut excéder le nombre maximum d'embryons que le couple admet pour le transfert. Les autres ovocytes sont alors détruits. Par ailleurs quelques rares équipes n'inséminent pas les ovocytes qui paraissent de très mauvaise qualité.

Les ovocytes injectés sont ceux qui font l'objet d'une micro injection. Là aussi le nombre est plus faible que celui des ovocytes recueillis, un peu à cause de la législation sur la congélation, mais surtout par le fait que seuls les ovocytes apparaissant comme matures après décoronisation font l'objet d'un d'une micro-injection.

Il faut bien comprendre que les nombres d'ovocytes inséminés et injectés ne peuvent être comparés, puisqu'en FIV, des ovocytes sont inséminés qui se révèleront immatures lors de la décoronisation du lendemain. Les mêmes n'auraient pas été injectés en micro-injection (ICSI).


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p
Cette lettre signifie probabilité. À partir de diverses méthodes statistiques (CH12, Test t, Odd ratio ...) on calcule le chiffre p pour définir la probabilité d'un événement ou d'une comparaison
Par exemple les patientes stimulées avec le traitement A ont accouché dans 20 % des cas et celles avec le traitement B dans 15 %.

si dans chaque groupe il y avait 1000 patientes, on calcule le CHI2 (CHI2 =8,658) d'où l'on tire le p. Ici p est égal à 0,0033. Cela signifie qu'i y a 0,33 % de risque de se tromper en affirmant que le traitement A est meilleur que le traitement B.

Mais si, dans chaque groupe, il n'y avait eu que 100 patientes, CHI2 aurait valu 0,866 et p 0,3521. Cela signifie qu'il y a 35,21 % de risque de se tromper en affirmant que le traitement A et meilleur que le traitement B.

Par contre si parmi ces 2 groupes de 100 patientes les taux avaient été de 30 % pour le traitement A et de 15 % pour le traitement B, CHI2 aurait valu 6,54 et p =0,011. Cela signifie qu'il y a seulement 1,1 % de risque de se tromper en affirmant que le traitement A et meilleur que le traitement B.

En général on admet qu'une différence est réelle (significative) si le chiffre p est inférieur à 0,05 (soit 5 %). Dans les exemples précédents, on voit que le nombre de cas comparés a une grande influence sur l'interprétation ainsi que la différence en elle même. Ceci étant FIVNAT travaille sur des séries considérables ce qui a pour conséquence que beaucoup de comparaisons apparaissent comme significatives. Aussi, il faut aussi tenir compte de l'importance de la différence. Sur un grand nombre de cas, la comparaison entre 19 % et 20 % peut être significative, mais en pratique elle est tout à fait marginale.

 

par tentative,
par ponction,
par transfert

En FIV, schématiquement lorsque 100 ponctions sont faites, 115 patientes ont commencé le traitement mais 15 ont mal répondu au traitement et ont été déprogrammées. Parmi les 100 patientes ponctionnées, 98 auront un ovocyte au moins, mais seulement 80 auront au moins un embryon et seront transférées.

En ICSI, les chiffres sont un peu différents pour 112 patientes stimulées 100 auront une ponction, 99 au moins un ovocyte et 90 seront transférés.

De ce fait lorsque l'on donne un résultat, il peut être rapporté à l'une de ces étapes, mais cela peut changer assez sensiblement les résultats ont l'interprétation (cf. taux de grossesse)

En toute logique en FIV ou en ICSI, le résultat devrait être rapporté en taux d'accouchement par tentative (ou cycle commencé)mais il est souvent donné en grossesse (clinique) par ponction.,

 

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Risque relatif

Les statisticiens purs et durs nous excuseront de dire que risque relatif et Odd ratio sont des notions similaires. (cf rubrique Odd ratio)

taux d'accouchement

C'est le pourcentage de patiente qui accoucheront d'au moins un enfant après une FIV ou une ICSI. On parle aussi de "take-home baby rate" (taux de bébés à la maison) qui est légèrement différent car il tient compte du fait qu'une femme peut perdre son bébé pendant ou après l'accouchement

Attention, le taux d'accouchement peut être calculé par cycle débuté, par ponction ou par transfert (cf. rubrique par ...)

Ainsi si dans un groupe de patientes, le taux de déprogrammation est de 20 % et le taux de transfert de 80 %, un taux d'accouchement par transfert à 20 % correspond à un taux d'accouchement par ponction de 16 % et à un taux d'accouchement par cycle commencé de 12,8 %

Le taux d'accouchement par ponction était en 1999 de 17 % par ponction en FIV et de 19 % en ICSI.


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Taux de congélation

C'est le pourcentage des cycles de ponction qui donnent lieu à congélation d'au moins un embryon. Ce taux est en général compris entre 20 et 25 %. Il est d'autant plus faible que l'âge de la patiente est élevé.
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taux de déprogrammation

C'est le pourcentage de femmes qui ayant commencé un traitement, en vue d'une FIV ou d'une ICSI, n'atteindront pas la ponction d'ovocytes en général du fait d'une mauvaise réponse. FIVNAT recueille très mal cette donnée. Il semble que ce taux est globalement de 12 %. Il augmente avec l'age surtout à partir de 37 ans.
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taux de fécondation

C'est le pourcentage d'ovocytes recueillis qui seront fécondés (ou qui donneront un embryon pour certaines équipes)
Un taux de fécondation inférieur à 20 % en FIV justifie dans la plupart des cas de recourir à l'ICSI sauf si la proportion d'ovocytes immatures étaient anormalement élevée
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taux de grossesse clinique

C'est le pourcentage de patiente qui auront la sensation d'avoir été enceinte après une FIV soi que le taux d'HCG est dépassé 1000 soit que l'on ait vu la grossesse à l'échographie ( par opposition à la grossesse biologique dans lesquelles il n'y aura qu'une très faible montée du taux d'HCG avant la survenue de saignement).

Attention, le taux de grossesse clinique peut être calculé par cycle débuté, par ponction ou par transfert (cf. rubrique par ...)

Ainsi si dans un groupe de patientes, le taux de déprogrammation est de 20 % et le taux de transfert de 80 %, un taux de grossesse clinique par transfert à 25 % correspond à un taux de grossesse clinique par ponction de 20 % et à un taux de grossesse clinique par cycle commencé de 16 %

Attention taux de grossesse clinique ne signifie pas accouchement. 75 % à 80 % des patientes présentant une grossesse clinique iront jusqu'à l'accouchement


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taux de transfert

C'est le pourcentage de patientes ayant eu une ponction qui auront au moins un embryon transféré. Il est légèrement supérieur à 80 % en FIV et à 90 % en ICSI.
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Test t

C'est une méthode statistique aussi appelée Loi de Student Fischer qui permet de comparer deux moyennes. Ainsi on calcule ce nombre t qui permet de déduire le nombre p. On peut ainsi dire s'il existe une différence entre deux groupes pour une donnée numérique précise.

Par exemple l'age moyen des femmes prises en charge en FIV entre 94 et 95 était de 33,7 ans avec un écart type de 4,8 . Entre 96 et 98, cet age moyen était de 34,1 ans avec un écart type de 4,7. Le calcul de t conduit à un p <0,001. Cela signifie qu'il y a moins de 1 chance sur 1000 que cette différence faible soit due au simple hasard.


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