La maturatrion In vitro ou MIV

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Qu’est ce que la maturation In Vitro

 

Lors d’une fécondation In Vitro (ou d’une ICSI), les ovocytes sont recueillis à un moment très précis. Tout d’abord, l’ovaire est stimulé et ce n’est que quand les plus grands follicules ont atteint environ 20 mm (et éventuellement que le taux d’hormones est suffisant), que l’on déclanche l’ovulation par l’injection d’HCG (ou d’Ovitrelle). 35 heures plus tard les ovocytes sont recueillis au stade de maturation. Ils peuvent être mis en contact avec les spermatozoïdes (FIV) ou injectés (ICSI).

En MIV les ovocytes sont recueillis à un stade où il ne sont pas encore à maturation et ce processus sera fait au laboratoire d’où le terme de « Maturation In Vitro ».

 

Quel est l’intérêt de la MIV ?

 

Certaines patientes présentent une anomalie de l’ovulation appelée variablement dystrophie ovarienne, ovaires micro-polykystiques ou PCO. Quand ces patientes ont « résisté » aux traitements classiques (Clomid, Drilling, FSH) il est logique de leur proposer la FIV. Cependant la stimulation de l’ovulation se heurte à l’une ou les deux des difficultés suivantes :

   -il faut souvent des stimulations très longues

   -la réponse peut être explosive et entraîner un syndrome d’hyperstimulation grave (voire complications de la FIV).

L’intérêt de la MIV réside dans des stimulations courtes en évitant le syndrome d’hyperstimulation.

 

Comment se déroule une MIV ?

 

·   Le plus classique consiste à partir des règles (spontanées ou induites par un traitement comme le Duphaston® ou l’Utrogestan®) à stimuler l’ovulation par des produits comme le Puregon®.

·   Le monitorage est commencé très tôt jusqu’à l’obtention de follicules de 10 à 11 mm.

·   A ce moment là, une injection d’HCG est pratiquée (comme pour une FIV classique).

·   La ponction des ovaires est faite 36 heures plus tard. Elle consiste à ponctionner tous les follicules quelque soit leur taille. Cette ponction est difficile et ne conçoit que sous anesthésie.

·   Les biologistes cherchent les ovocytes dans le matériel recueillis et va mettre les ovocytes en maturation.

·   Pour cela il utilise des milieux de culture spéciaux, additionnés de FSH et d’oestradiol en particulier.

·   Il vérifie régulièrement la maturation des ovocytes au microscope.

·   Quand celle-ci est acquise, en général après 24 à 48 heures, il réalise une ICSI sur ces ovocytes. En conséquence le recueil du sperme se fait 1 ou 2 jours après la ponction.

·   Par ailleurs il est possible que les ovocytes d’une même femme soient matures à des jours différents ce qui obligent à des ICSI décalées (voire à deux prélèvements de sperme)

·   Si après l’ICSI des embryons sont obtenus, ils sont transférés comme en FIV mais avec une supplémentation hormonale faite de Progestérone et d’Oestrogènes pour adapter l’endomètre.

 

Les résultats de la MIV

 

La première grossesse en MIV remonte à 1994 (Trounson –Melbourne –Australie)

Depuis ce premier succès, beaucoup d’essais n’ont pas été couronné de succès.

Depuis deux ans la technique s’est améliorée et a un rendement plus élevé. Cependant il est difficile de donner des chiffres précis de résultats. Ils semblent plus faibles que ceux de la FIV classique, mais elle ne s’adresse pas aux mêmes patientes ce qui rend la comparaison sans grand intérêt.

Les mois qui viennent (février 2004) devraient permettre une meilleure amélioration.

Il n’existe par à notre connaissance d’études ayant comparé la MIV et la FIV chez des patientes « standard »

 

A qui s’adresse la MIV ?

 

Elle est pour l’instant réservée aux patientes présentant une OPK (ou PCO) ou aux patiente ayant présenté une hyperstimulation sévère lors q’un précédant cycle de FIV.

Elle ne s’adresse pas aux patientes répondant normalement en FIV et absolument pas aux patientes ayant une mauvaise réponse sans OPK.

 

Le futur de la MIV ?

 

Il est prématuré de pense que la MIV remplacera la FIV dans tous les cas même si cela peut être concevable à échéance de 5 ou 10 ans. La technique est aujourd’hui dans une phase intermédiaire entre l’expérimentation et l’usage clinique particulier. Ces résultats sont encore trop incertains. De plus elle représente, un surcroît de travail de laboratoire ingérable à grande échelle. 

 

Qui pratique la MIV ?

 

A notre connaissance, une quinzaine de centres pratique cette technique et plusieurs ont obtenus des naissances. FIVNAT espère pouvoir donner des résultats sur cette technique dans son bilan 2003 (à paraître en Décembre 2003 ou Janvier 2004).

 

 

Commentaires : Cette page mise en place ne Février sera réactualisée au fur et à mesure des progrès en la matière