Les facteurs de pronostic en FIV (ou ICSI)

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95-99 *

2000

Tous les couples ne sont pas égaux face à une tentative de FIV ou d' ICSI . Par rapport à un taux de succès moyen de 17 % en FIV et de 20 % en ICSI , certains couples ont plus de chance et d'autres moins. Cette page vous permet de vous faire une idée sur vos chances. Notez qu'il s'agit d'une information de vulgarisation et non pas d'une page strictement scientifique, c'est-à-dire que certaines données sont volontairement un peu simplifiées pour les rendre plus accessibles.

La liste suivante vous permet de vous faire une idée des facteurs ayant une influence ou de ceux qui en ont peu ou pas . En cliquant sur chaque rubrique vous accèderez à une explication plus détaillée :

influence trés forte
influence forte
influence moyenne
influence faible ou nulle
l'age de la femme
le nombre d'ovocytes
la cause de stérilité
l'age de l'homme
le nombre d'embryons transférés
le nombre d'embryons obtenus
les anomalies utérines
les taux d'homrmones
le taux de FSH
le type de stimulation
le rang de la tentative
.
les hydrosalpinx
le taux d'inhibine
.
.
une grossesse déjà obtenue en FIV
le syndrôme distilbène (DES)
.
.

l'age de la femme

 

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C'est un facteur dont l'influence est majeure. Le taux de succès en FIV est stable de 20 à 30 ans puis décroît légèrement de 30 à 37 ans pour chuter de façon dramatique au-delà. De façon assez schématique, on peut chiffrer les chances d'accouchement lors d'une FIV à
  • 20 % avant 25 ans
  • 22 % de 28 à 29 ans
  • 22 % de 30 à 34 ans
  • 19 % de 35 à 37 ans
  • 16 % de 38 à 39 ans
  • 12 % de 40 à 41 ans
  • 4 %de 42 à 44 ans
  • 1 % à partir de 45 ans Cet effet de l'age joue par de nombreux aspects : la réponse à la stimulation est moindre, les ovocytes sont de moins bonne qualité, le taux d'implantation est réduit, les risques de grossesse biologique ou de fausses couches sont très augmentés (surtout après 40 ans). Ce phénomène de vieillissement est génétiquement programmé. Rien ne laisse supposer des progrès en la matière dans les 5 ans à venir.

    En savoir plus : Etude spécifique courte "Age et AMP"

le nombre d'embryons transférés

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Les chances d'accouchement augmentent avec le nombre d'embryons transférés.
Dans les données FIVNAT, et pour un groupe homogène qui aurait un taux d'accouchement moyen de 23 % par transfert, le taux d'accouchement est de

  • 10 % pour le transfert d'un seul embryon
  • 23 % pour le transfert de 2 embryons
  • 29 % pour le transfert de 3 embryons31 % pour le transfert de 4 embryons
  • 33 % pour le transfert de 5 embryons

Cependant, l'accroissement des chances d'accouchement va avec une augmentation du risque de grossesse multiple encore plus importante.Par exemple pour un risque de grossesse multiple de

  • 15 % en transférant 2 embryons,
  • il serait de 23 % avec 3 embryons,
  • 35 % avec 4 embryons et
  • 37 % avec 5 embryons.

Pour un risque de grossesse triple de 3 % avec le transfert de 3 embryons, ce risque passe à 6 % avec le transfert de 4 embryons et 8 % avec le transfert de 5.
Cependant ces chiffres ne traduiset qu'une vérité relative car il existe une multiplicité de situation. Selon l'age, le nombre d'embryons obtenus, leur qualité, le jour du transfert, les données peuvent changer énormément. Ainsi on arrive assez vite à la conclusion que plus on a d'embryons et moins il faut en replacer

En savoir plus : etude grand public 41

Le taux de FSH

 

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Le taux de FSH a une influence directe et forte sur le résultat car il traduit le vieillissement ovarien. L'idéal est un taux de base (entre le 2 et le 4 éme jour du cycle) inférieur à 8. Au-delà de ce chiffre, les chances ne font que baisser pour devenir nulle au-delà de 18. Cependant, un taux à 12 ou plus est déjà un élément très péjoratif.

La présence d'hydrosalpinx

 

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Suite aux travaux scandinaves en particulier, il est clair que la présence d'hydrosalpinx (trompes bouchées et dilatées) diminue les chances de succès de 20 à 50 % selon les cas. C'est pour cette raison que l'on peut être amené à proposer l'ablation des trompes très abîmées pour améliorer les résultats de la FIV.

Une grossesse déjà obtenue en FIV

 

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Lorsqu'une femme a déjà obtenu une grossesse en FIV, ses chances de succès sont beaucoup plus élevées lors d'une nouvelle tentative. On admet que ses chances sont augmentées de 50 %. Si la grossesse est survenue lors de la première tentative les chances sont encore plus élevées et elles le sont encore plus s'il s'agissait d'une grossesse multiple.

Si la grossesse s'est soldée par une fausse-couche les chances sont plus fortes que pour une femme qui n'a pas eu de début de grossesse mais moindre que pour une femme qui a accouché.

Le nombre d'ovocytes

 

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C'est un facteur qui a une influence forte. Les chances augmentent de façon nette de 1 à 6 ovocytes. Au-delà il y a une augmentation mais qui est assez faible.

Il faut aussi se rappeler qu'il existe une forte relation entre le nombre d'ovocytes recueillis et l'age de la femme

le nombre d'embryons obtenus

 

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Cet élément a une forte valeur pronostique. Ainsi à nombre d'embryons transférés égal une femme a 25 % de chance de plus d'accoucher s'il reste un embryon et 50 % s'il en reste 2 ou plus.

Ceci étant le nombre d'embryons obtenus dépend du nombre d'ovocytes et du taux de fécondation (la proportion d'ovocytes qui donneront un embryon). Ce dernier élément est important. Quand le taux de fécondation est supérieur à 50 %, les chances de succès sont plus élevées de 15 %.

L'amélioration des résultats en fonction du nombre d'embryons obtenus indépendamment du nombre d'embryons transférés s'explique par la possibilité de choisir les meilleurs embryons pour le transfert.

Le type de stimulation

 

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L'influence est forte. Les protocoles longs donnent les meilleurs résultats. Ils sont utilisés dans plus de 80 % des cas.

Cependant dans des cas particuliers, les autres protocoles peuvent être aussi efficaces.

Pour ce qui est des protocoles avec antagonistes, FIVNAT n'est pas aujourd'hui en mesure de donner un avis argumenté sur leur efficacité.

Le taux d'Inhibine B

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Il a une grande valeur pronostique dans les cas de FSH élevée. Un taux d'inhibine B inférieur à 35, présage de chances de succès trés faibles.

Le syndrôme distilbène (DES)

 

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Les chances de succès sont diminuées en cas de syndrome distilbène. D'une part, le taux d'implantation est plus faible à nombre égal d'embryons transférés. D'autre part, on tend à transférer moins d'embryons compte tenu des problèmes dramatiques des grossesses multiples dans ces cas-là. Enfin en cas de grossesse, le risque de fausses couches précoces et tardives est accru.

À noter que vous ne pouvez pas être concerné si vous êtes nées en 1977 ou après.

La cause de stérilité

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La cause de la stérilité a une influence moyenne sur le résultat.

Les meilleurs sont obtenus quand du sperme de donneur est utilisé. Les plus mauvais quand il y a une anomalie du sperme (en FIV classique). Pour les autres indications, il existe des différences mais qui sont relativement faibles.

Les anomalies utérines

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C'est un sujet fort délicat. La présence de fibromes à l'utérus a un effet très variable. Dans certains cas, ils réduisent de façon considérable le résultat alors que d'autre fois l'effet parait nul. Les seuls cas où les choses sont parfaitement clairs sont en cas de fibrome sous muqueux (qui rentrent dans la cavité utérine) en cas de gros polypes et en cas de synéchies (accolement dans la cavité) qui doivent être opérés avnt la FIV. Dans tous les autres cas, l'attitude à avoir est discutable.

Enfin en cas de malformation utérine, les chances de succés sont un peu diminuées.

Le rang de la tentative

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Contrairement aux idées reçues, c'est la première tentative qui offre le plus de chance de succès. Au-delà les chances diminuent mais de façon relativement peu importante.

À cas comparables, le taux de succès sera par exemple de 25 % à la première tentative, 22 % à la deuxième, 20 % à la troisième et 18 % à la quatrième.

En savoir plus : Etude spécifique courte "Rang de tentative ..."

L'age de l'homme

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Si sur de très grande série, on arrive à mettre en évidence un effet de l'age de l'homme (indépendamment de celui de la femme), cet effet est suffisamment minime pour considérer comme négligeable en pratique d'autant qu'il n'intervient qu'au-delà d'un age avancé (55 ans et plus)

Le taux d'Oestradiol

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Le taux d'Oestradiol lors de la stimulation n'a pas de valeur pronostique sauf pour des taux très bas ou très élevés. D'ailleurs dans les pays comme la Suède, les dosages hormonaux ne sont plus pratiqués de façon systématique lors des stimulations de FIV