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-Hyperstimulation
-Risques thromboemboliques
-Hémorragie
-Allergie
-Torsions
-Risque anesthésique
-Risque infectieux
-Grossesse multiple
-Risque malformatif
-Risque carcinologique
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Toutes les techniques
médicales exposent à des risques ou des complications
et les techniques d'Assistance Médicale à la Procréation
(FIV ou ICSI) n'y échappent pas. Cependant le risque d'une
AMP est faible comparativement à la plupart des gestes médicaux.
Néanmoins vous devez être averties de ces risques, entre
autres, pour savoir vous inquiéter à temps. Ce tableau
ci-dessous et les liens qu'ils contient vous informe sur cet aspect
en fonction des stades de ces techniques.
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L'hyperstimulation
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Elle survient chez des femmes qui
ont en général une stimulation forte ou très
forte (au-delà de 8 ovocytes) et qui ont une prédisposition
génétique (non détectable). Elle est plus fréquente
chez les patientes qui présente une dystrophie ovarienne.
Elle correspond
- à une augmentation très
importante de la taille des ovaires et
- à une rétention
d'eau qui peut être majeure. Celle-ci peut aller avec des déséquilibres
du Sodium et du Potassium. Ils peuvent êtres gravissimes s'ils
ne sont pas corrigés. Par ailleurs cette rétention d'eau
peut entraîner des épanchements de liquide dans l'abdomen
(ascite) autour des poumons (pleurésie), autour du cur
(péricardites) qui peuvent aussi être graves.
Il existe plusieurs de degrés
d'hyperstimulation. Au degré 1, il y a simplement prise de
poids qui ne nécessite qu'une simple surveillance et le repos.
Au degré 3, l'hospitalisation est indispensable, quelquefois
en réanimation, pour corriger les déséquilibres
par des perfusions et pour une surveillance intensive en cas de
péricardite ou de pleurésie importante.
Quand peut commencer
une hyperstimulation ?
Elle peut commencer
pendant la stimulation, mais elle apparaît plus souvent après
la ponction et tout particulièrement en cas de grossesse.
Quand suspecter une
hyperstimulation ?
Toutes les femmes prises
en AMP ont plus ou moins une hyperstimulation dès lors que
la réponse à la stimulation est bonne.
Le meilleur critère est la prise de poids. Au-delà
de 3 kilos, on entre dans le cadre des hyper stimulations. Au-delà
de 6 kilos, on est dans le cadre d'une hyperstimulation sévère.
En dehors de la prise de poids, c'est la sensation de gonflement
de gêne abdominale voire de gêne à respirer qui
sont les meilleurs symptômes. Si vous êtes dans un cadre
tel que celui-là, n'hésiter pas à retourner
voir votre gynécologue ou votre centre en urgence. Un bilan
sanguin s'impose. Puis selon la gravité une simple surveillance
à domicile ou une hospitalisation seront décidées.
Comment traiter une
hyperstimulation ?
Il n'y a pas de traitement
direct, on ne fait que corriger les problèmes par des perfusions
ou par des ponctions d'ascite ou de plèvre. Dans la plupart
de cas un traitement anticoagulant est aussi instauré.
Comment évolue
une hyperstimulation ?
L'hyperstimulation
guérit toujours toute seule dans un délai de 15 à
30 jours. Ce délai est d'autant plus long qu'il y a grossesse.
Quels sont les risques
?
Avec les traitements
actuels, les risques sont minimes, même si le désagrément
et l'inconfort sont majeurs. À notre connaissance, depuis
le début de la Fécondation In vitro, aucun cas mortel
n'a été rapporté au moins en France. Le risque
principal est thromboembolique qui est majoré à cette
occasion d'où la mise fréquente sous anticoagulants
qui ne préviennent pas du risque à 100 %.
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Le risque thromboembolique.
En faisant augmenter
de façon majeure le taux d'strogènes, le risque
thromboembolique est accru comme il l'est pour une femme enceinte. Ce
risque correspond à la survenue de phlébites, d'embolie
pulmonaire, voire d'accidents vasculaires cérébraux.
Ce risque est très augmenté chez les patientes à
risque (résistance à la protéine C activée,
résistance à la protéine S, déficit en antithrombine
3
). L'age est aussi un facteur de risque.
Quand peut-il survenir
?
À tout moment de l'AMP.
Quand le suspecter ?
L'accident peut survenir
brutalement sans signes d'alerte (embolie pulmonaire, hémiplégie
) Mais plus souvent il s'agit d'une phlébite, soit des
membres inférieurs soit des membres supérieurs. Le membre
devient douloureux, augmente de volume. Il est souvent rouge et chaud.
Il faut consulter en urgence.
Comment le traiter ?
L'hospitalisation est obligatoire
voire la mise en réanimation en cas d'embolie pulmonaire ou en
cas d'accident vasculaire cérébral. Le traitement de base
est la mise sous anticoagulant, qui peut être complété
par d'autres thérapeutiques si nécessaire.
Comment les choses évoluent
?
En cas de phlébites,
les choses rentrent en général vite dans l'ordre, mais
le traitement anticoagulant sera poursuivi plusieurs semaines surtout
en cas de grossesse.
En cas d'embolie pulmonaire ou d'accident vasculaire cérébral,
le risque mortel n'est pas exclu bien que rarissime. En cas d'accident
vasculaire cérébral, il existe bien sur un risque de séquelles
mais il est rare à cet âge si le traitement est instauré
rapidement.
Prévention
Tout accident thromboembolique
justifie, pendant ou après, d'un bilan de coagulation complet.
Cependant si une patiente qui va avoir une AMP présente des facteurs
de risques personnels (phlébites, embolie pulmonaire) ou familiaux,
un bilan est impératif qui peut amener soit à donner une
prévention par anticoagulant soit exceptionnellement à
une contre-indication de l'AMP.
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Allergie
Dès lors que l'on prend
les médicaments, une allergie peut survenir.
Parmi les médicaments donnés en FIV, tous peuvent donner
des allergies. Cependant les produits qui donnent le plus d'allergie
sont le Ménogon® et les antagonistes (Cetrotide® et
Orgalutran®). Il s'agit d'allergie locale avec une réaction
cutanée. Elles sont fréquentes mais fugaces avec les
antagonistes, elles ne nécessitent pas d'arrêter le traitement.
Elles sont rares mais importantes avec le Ménogon®. L'arrêt
et le remplacement du produit s'imposent.
Les allergies graves sont rares et pour la plupart imprévisible.
Cependant il est conseillé à toutes les patientes de
toujours mentionner les allergies connues qu'elles présentent.
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Le risque infectieux
Le risque de transmission d'une maladie comme l'hépatite B ou
C ou le Sida est impossible en FIV compte tenu des obligations d'utiliser
du matériel jetable pour toutes les procédures et du contrôle
systématique avant la prise en charge d'un couple.
Par contre la ponction expose toujours à un risque infectieux
soit par la réactivation d'une infection des trompes soit par
la contamination par un microbe présent dans le vagin malgré
la désinfection faite avant la ponction. Il concerne environ
une ponction sur 500.
La survenue de température dans les suites d'une ponction doit
amener à revenir au centre en urgence pour mettre sous antibiotiques.
Il peut s'agir de pelvipéritonite ou d'abcès de l'ovaire
qui nécessite un traitement antibiotique et souvent une coelioscopie.
Ce genre de complications peut obliger à enlever une trompe et
très exceptionnellement un ovaire en cas d'abcès.
La prévention de ce type d'infection n'est pas facile et en pratique
aucune solution parfaite n'existe. La mise sous antibiotiques ne diminue
pas le risque et n'est recommandée que chez les patientes présentant
une valvulopathie cardiaque. La mise en place d'ovules dans les jours
précédant la ponction ne semble pas non plus diminuer
le risque. La base de la prévention reste la désinfection
vaginale immédiatement avant la ponction.
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Les torsions
La torsion d'annexe (ovaire et trompe) est une complication assez courante
lors des PMA.
Lors de la stimulation et après, l'ovaire augmente de volume
et peut se tordre autour de son pédicule.
La torsion d'ovaire se traduit par une douleur très brutale et
très intense (comme un coup de couteau). La douleur est unilatérale
et irradie souvent vers le rein et vers l'aine. C'est une urgence.
Quand peut survenir une
torsion ?
Elles sont rares avant la ponction. Elles surviennent surtout après
et particulièrement en cas de grossesse débutante.
Comment elle évolue
?
Heureusement dans les torsions survenant lors de stimulation, il est
fréquent que l'ovaire se détorde tout seul. La douleur
suraiguë laisse place alors à une douleur sourde qui s'estompe
en quelques heures. Cependant ceci n'est pas constant et il faut agir.
La conduite à tenir
Souvent le médecin propose d'attendre quelques heures en mettant
sous antalgiques en espérant une détorsion spontanée.
Si au bout de 6 heures, la torsion persiste, il faut agir. Certains
proposent la ponction de l'ovaire sous échographie pour diminuer
le volume de l'ovaire en espérant une détorsion spontanée.
Sinon la seule solution est de faire une clioscopie pour détordre
l'ovaire. Lors d'une telle complication, il faut éviter de s'adresser
à des chirurgiens non spécialisés qui trop souvent
pensent que la seule solution est l'ablation de l'ovaire.
Les conséquences des torsions
Si le traitement est fait à temps, elles sont nulles en particulier,
ceci ne diminue pas les chances de grossesse ni n'augmente les risques
de fausse-couche.
Attention :
une femme qui a fait une torsion d'annexe même traitée
par coelioscopie put en refaire une autre dans les jours qui suivent.
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Le risque anesthésique
Si la ponction est réalisée sous anesthésie générale,
il est bien évident que le risque anesthésique existe.
Nous ne détaillerons pas les différentes formes qu'il
peut prendre. Ceci sera fait par l'anesthésiste que vous devez
voir en consultation préopératoire. Cependant les progrès
de l'anesthésie et de la réanimation ont été
tels, dans les 10 dernières années, que le risque mortel
anesthésique pur d'une ponction est équivalent à
celui pris lors d'un trajet de 30 kilomètres en voiture.
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Le risque
hémorragique
La ponction des ovaires consiste à planter une aiguille dans
un organe très vascularisé. Ceci entraîne toujours
une petite hémorragie dans l'abdomen. Dans l'immense majorité
des cas, elle est sans conséquence. Si elle est un peu importante
elle peut occasionner des douleurs persistantes durant quelques jours.
Il s'agit souvent de douleurs dans les épaules. Rarement une
hémorragie peut obliger à pratiquer une coelioscopie dans
les suites d'une ponction (en général dans les 24 heures
qui suivent).
Tout cela n'a pas d'influence sur les chances de succès de l'AMP.
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Le Risque Carcinologique
Beaucoup de patientes craignent
que les "hormones" utilisées pour la stimulation ne leur occasionnent
un cancer à long terme.
Ceci a fait l'objet de nombreuses
études et de nombreux débats. Aujourd'hui les conclusions
sont les suivantes :
- Les traitements utilisés
en AMP n'augmentent pas le risque de Cancer de l'ovaire
- Sauf le Clomid s'il a été
administré plus de 12 cycles - il augmente légèrement
le risque de certaines tumeurs précancéreuses de l'ovaire.
- Cependant les femmes stériles
(ou n'ayant pas d'enfant) ont un risque naturel plus élevé
de cancer de l'endomètre et de l'ovaire.
- Ce risque n'est pas modifié
par les traitements utilisés en AMP si aucune grossesse n'est
obtenue
- Ce risque naturel est ramené
presque à la normale après AMP qui permet d'obtenir
un accouchement
- Aucune relation n'a jamais été
mise en évidence entre les traitements utilisés en AMP
et les cancers du sein.
- Les cancers du col utérin
étant d'origine virale, il n'y a pas de relation avec les traitements
d'AMP.
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Les Grossesses Multiples
L'AMP expose
au risque de grossesse multiple. Dans les statistiques françaises,
environ 23 % des grossesses obtenues sont multiples et 2 % sont triples
ou quadruples.
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Le Risque Malformatif
Les données
actuelles sont suffisantes pour être affirmatif sur certains points
:
En FIV,
il n'existe pas d'augmentation
du risque malformatif à grossesse comparable. En effet il faut
savoir que le risque malformatif est un peu plus élevé
chez les jumeaux et triplés.
En ICSI,
les données sont
plus complexes :
- Pour les ICSI avec sperme éjaculé,
le risque malformatif ne semble que très légèrement
augmenté pour les anomalies chromosomiques gonosomiques (ambiguïté
sexuelle). Deux études laissent penser à une augmentation
du risque de malformation cardiaque mais ceci a été
infirmé par plusieurs autres études. Par contre, le
risque de transmettre un problème de stérilité
masculine existe, mais ne peut pas être correctement évalué
à ce jour
- Pour les ICSI avec sperme épididymaire,
il n'y a pas d'augmentation du risque à la condition de prendre
les précautions inhérentes au risque de transmission
d'une mucoviscidose. Là aussi le risque de transmission d'une
stérilité masculine existe
- Pour les ICSI avec sperme testiculaire,
FIVNAT retrouve une augmentation du risque d'anomalies chromosomiques.
Ce risque n'a pas été retrouvé dans les autres
séries qui sont plus courtes.
Avec les embryons congelés,
le risque malformatif
n'est pas augmenté.
Cependant, il faut garder à
l'esprit que le risque malformatif existe pour toute grossesse mais
que les moyens de dépistages actuels (protocole HT21, échographie,
amniocentèse) permettent le dépistage dans environ
75 à 80 % des cas.
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