Association FIVNAT

Accueil

Etudes

Grand Public

Plan du Site

Bilans

1995

1996

1997

1998

1999

95-99 *

2000


-
Hyperstimulation
-
Risques thromboemboliques
-
Hémorragie
-Allergie
-Torsions
-Risque anesthésique
-Risque infectieux
-Grossesse multiple
-Risque malformatif
-Risque carcinologique

 

Toutes les techniques médicales exposent à des risques ou des complications et les techniques d'Assistance Médicale à la Procréation (FIV ou ICSI) n'y échappent pas. Cependant le risque d'une AMP est faible comparativement à la plupart des gestes médicaux.
Néanmoins vous devez être averties de ces risques, entre autres, pour savoir vous inquiéter à temps. Ce tableau ci-dessous et les liens qu'ils contient vous informe sur cet aspect en fonction des stades de ces techniques.

Les complications du traitement de stimulation

Hyperstimulation
Allergie
Risques thromboemboliques

Les complications de la ponction

Hémorragie
Allergie
Risque anesthésique
Risque infectieux

Les complications du transfert

Aucune

Les complications après le transfert

Les complications en cas de grossesse

Hyperstimulation
Torsions
Risques thromboemboliques

-Grossesse multiple

Grossesse multiple

Le risque malformatif

Le risque malformatif

Le risque à long terme

Risque carcinologique

 


-
Hyperstimulation
-
Risques thromboemboliques
-
Hémorragie
-Allergie
-Torsions
-Risque anesthésique
-Risque infectieux
-Grossesse multiple
-Risque malformatif
-Risque carcinologique


L'hyperstimulation :

Elle survient chez des femmes qui ont en général une stimulation forte ou très forte (au-delà de 8 ovocytes) et qui ont une prédisposition génétique (non détectable). Elle est plus fréquente chez les patientes qui présente une dystrophie ovarienne.
Elle correspond

  • à une augmentation très importante de la taille des ovaires et
  • à une rétention d'eau qui peut être majeure. Celle-ci peut aller avec des déséquilibres du Sodium et du Potassium. Ils peuvent êtres gravissimes s'ils ne sont pas corrigés. Par ailleurs cette rétention d'eau peut entraîner des épanchements de liquide dans l'abdomen (ascite) autour des poumons (pleurésie), autour du cœur (péricardites) qui peuvent aussi être graves.

    Il existe plusieurs de degrés d'hyperstimulation. Au degré 1, il y a simplement prise de poids qui ne nécessite qu'une simple surveillance et le repos. Au degré 3, l'hospitalisation est indispensable, quelquefois en réanimation, pour corriger les déséquilibres par des perfusions et pour une surveillance intensive en cas de péricardite ou de pleurésie importante.

    Quand peut commencer une hyperstimulation ?

    Elle peut commencer pendant la stimulation, mais elle apparaît plus souvent après la ponction et tout particulièrement en cas de grossesse.

    Quand suspecter une hyperstimulation ?

    Toutes les femmes prises en AMP ont plus ou moins une hyperstimulation dès lors que la réponse à la stimulation est bonne.
    Le meilleur critère est la prise de poids. Au-delà de 3 kilos, on entre dans le cadre des hyper stimulations. Au-delà de 6 kilos, on est dans le cadre d'une hyperstimulation sévère. En dehors de la prise de poids, c'est la sensation de gonflement de gêne abdominale voire de gêne à respirer qui sont les meilleurs symptômes. Si vous êtes dans un cadre tel que celui-là, n'hésiter pas à retourner voir votre gynécologue ou votre centre en urgence. Un bilan sanguin s'impose. Puis selon la gravité une simple surveillance à domicile ou une hospitalisation seront décidées.

    Comment traiter une hyperstimulation ?

    Il n'y a pas de traitement direct, on ne fait que corriger les problèmes par des perfusions ou par des ponctions d'ascite ou de plèvre. Dans la plupart de cas un traitement anticoagulant est aussi instauré.

    Comment évolue une hyperstimulation ?

    L'hyperstimulation guérit toujours toute seule dans un délai de 15 à 30 jours. Ce délai est d'autant plus long qu'il y a grossesse.

    Quels sont les risques ?

    Avec les traitements actuels, les risques sont minimes, même si le désagrément et l'inconfort sont majeurs. À notre connaissance, depuis le début de la Fécondation In vitro, aucun cas mortel n'a été rapporté au moins en France. Le risque principal est thromboembolique qui est majoré à cette occasion d'où la mise fréquente sous anticoagulants qui ne préviennent pas du risque à 100 %.


-
Hyperstimulation
-
Risques thromboemboliques
-
Hémorragie
-Allergie
-Torsions
-Risque anesthésique
-Risque infectieux
-Grossesse multiple
-Risque malformatif
-Risque carcinologique


Le risque thromboembolique.

En faisant augmenter de façon majeure le taux d'œstrogènes, le risque thromboembolique est accru comme il l'est pour une femme enceinte. Ce risque correspond à la survenue de phlébites, d'embolie pulmonaire, voire d'accidents vasculaires cérébraux.
Ce risque est très augmenté chez les patientes à risque (résistance à la protéine C activée, résistance à la protéine S, déficit en antithrombine 3 …). L'age est aussi un facteur de risque.


Quand peut-il survenir ?

À tout moment de l'AMP.

Quand le suspecter ?

L'accident peut survenir brutalement sans signes d'alerte (embolie pulmonaire, hémiplégie …) Mais plus souvent il s'agit d'une phlébite, soit des membres inférieurs soit des membres supérieurs. Le membre devient douloureux, augmente de volume. Il est souvent rouge et chaud. Il faut consulter en urgence.

Comment le traiter ?

L'hospitalisation est obligatoire voire la mise en réanimation en cas d'embolie pulmonaire ou en cas d'accident vasculaire cérébral. Le traitement de base est la mise sous anticoagulant, qui peut être complété par d'autres thérapeutiques si nécessaire.

Comment les choses évoluent ?

En cas de phlébites, les choses rentrent en général vite dans l'ordre, mais le traitement anticoagulant sera poursuivi plusieurs semaines surtout en cas de grossesse.

En cas d'embolie pulmonaire ou d'accident vasculaire cérébral, le risque mortel n'est pas exclu bien que rarissime. En cas d'accident vasculaire cérébral, il existe bien sur un risque de séquelles mais il est rare à cet âge si le traitement est instauré rapidement.

Prévention
Tout accident thromboembolique justifie, pendant ou après, d'un bilan de coagulation complet. Cependant si une patiente qui va avoir une AMP présente des facteurs de risques personnels (phlébites, embolie pulmonaire) ou familiaux, un bilan est impératif qui peut amener soit à donner une prévention par anticoagulant soit exceptionnellement à une contre-indication de l'AMP.


-
Hyperstimulation
-
Risques thromboemboliques
-
Hémorragie
-Allergie
-Torsions
-Risque anesthésique
-Risque infectieux
-Grossesse multiple
-Risque malformatif
-Risque carcinologique


Allergie

Dès lors que l'on prend les médicaments, une allergie peut survenir.
Parmi les médicaments donnés en FIV, tous peuvent donner des allergies. Cependant les produits qui donnent le plus d'allergie sont le Ménogon® et les antagonistes (Cetrotide® et Orgalutran®). Il s'agit d'allergie locale avec une réaction cutanée. Elles sont fréquentes mais fugaces avec les antagonistes, elles ne nécessitent pas d'arrêter le traitement.
Elles sont rares mais importantes avec le Ménogon®. L'arrêt et le remplacement du produit s'imposent.
Les allergies graves sont rares et pour la plupart imprévisible. Cependant il est conseillé à toutes les patientes de toujours mentionner les allergies connues qu'elles présentent.


-
Hyperstimulation
-
Risques thromboemboliques
-
Hémorragie
-Allergie
-Torsions
-Risque anesthésique
-Risque infectieux
-Grossesse multiple
-Risque malformatif
-Risque carcinologique


Le risque infectieux

Le risque de transmission d'une maladie comme l'hépatite B ou C ou le Sida est impossible en FIV compte tenu des obligations d'utiliser du matériel jetable pour toutes les procédures et du contrôle systématique avant la prise en charge d'un couple.

Par contre la ponction expose toujours à un risque infectieux soit par la réactivation d'une infection des trompes soit par la contamination par un microbe présent dans le vagin malgré la désinfection faite avant la ponction. Il concerne environ une ponction sur 500.
La survenue de température dans les suites d'une ponction doit amener à revenir au centre en urgence pour mettre sous antibiotiques.
Il peut s'agir de pelvipéritonite ou d'abcès de l'ovaire qui nécessite un traitement antibiotique et souvent une coelioscopie. Ce genre de complications peut obliger à enlever une trompe et très exceptionnellement un ovaire en cas d'abcès.
La prévention de ce type d'infection n'est pas facile et en pratique aucune solution parfaite n'existe. La mise sous antibiotiques ne diminue pas le risque et n'est recommandée que chez les patientes présentant une valvulopathie cardiaque. La mise en place d'ovules dans les jours précédant la ponction ne semble pas non plus diminuer le risque. La base de la prévention reste la désinfection vaginale immédiatement avant la ponction.


-
Hyperstimulation
-
Risques thromboemboliques
-
Hémorragie
-Allergie
-Torsions
-Risque anesthésique
-Risque infectieux
-Grossesse multiple
-Risque malformatif
-Risque carcinologique


Les torsions

La torsion d'annexe (ovaire et trompe) est une complication assez courante lors des PMA.
Lors de la stimulation et après, l'ovaire augmente de volume et peut se tordre autour de son pédicule.
La torsion d'ovaire se traduit par une douleur très brutale et très intense (comme un coup de couteau). La douleur est unilatérale et irradie souvent vers le rein et vers l'aine. C'est une urgence.

Quand peut survenir une torsion ?

Elles sont rares avant la ponction. Elles surviennent surtout après et particulièrement en cas de grossesse débutante.

Comment elle évolue ?

Heureusement dans les torsions survenant lors de stimulation, il est fréquent que l'ovaire se détorde tout seul. La douleur suraiguë laisse place alors à une douleur sourde qui s'estompe en quelques heures. Cependant ceci n'est pas constant et il faut agir.

La conduite à tenir

Souvent le médecin propose d'attendre quelques heures en mettant sous antalgiques en espérant une détorsion spontanée. Si au bout de 6 heures, la torsion persiste, il faut agir. Certains proposent la ponction de l'ovaire sous échographie pour diminuer le volume de l'ovaire en espérant une détorsion spontanée. Sinon la seule solution est de faire une cœlioscopie pour détordre l'ovaire. Lors d'une telle complication, il faut éviter de s'adresser à des chirurgiens non spécialisés qui trop souvent pensent que la seule solution est l'ablation de l'ovaire.

Les conséquences des torsions

Si le traitement est fait à temps, elles sont nulles en particulier, ceci ne diminue pas les chances de grossesse ni n'augmente les risques de fausse-couche.

Attention :

une femme qui a fait une torsion d'annexe même traitée par coelioscopie put en refaire une autre dans les jours qui suivent.


-
Hyperstimulation
-
Risques thromboemboliques
-
Hémorragie
-Allergie
-Torsions
-Risque anesthésique
-Risque infectieux
-Grossesse multiple
-Risque malformatif
-Risque carcinologique


Le risque anesthésique

Si la ponction est réalisée sous anesthésie générale, il est bien évident que le risque anesthésique existe. Nous ne détaillerons pas les différentes formes qu'il peut prendre. Ceci sera fait par l'anesthésiste que vous devez voir en consultation préopératoire. Cependant les progrès de l'anesthésie et de la réanimation ont été tels, dans les 10 dernières années, que le risque mortel anesthésique pur d'une ponction est équivalent à celui pris lors d'un trajet de 30 kilomètres en voiture.



-
Hyperstimulation
-
Risques thromboemboliques
-
Hémorragie
-Allergie
-Torsions
-Risque anesthésique
-Risque infectieux
-Grossesse multiple
-Risque malformatif
-Risque carcinologique


Le risque hémorragique

La ponction des ovaires consiste à planter une aiguille dans un organe très vascularisé. Ceci entraîne toujours une petite hémorragie dans l'abdomen. Dans l'immense majorité des cas, elle est sans conséquence. Si elle est un peu importante elle peut occasionner des douleurs persistantes durant quelques jours. Il s'agit souvent de douleurs dans les épaules. Rarement une hémorragie peut obliger à pratiquer une coelioscopie dans les suites d'une ponction (en général dans les 24 heures qui suivent).
Tout cela n'a pas d'influence sur les chances de succès de l'AMP.


-
Hyperstimulation
-
Risques thromboemboliques
-
Hémorragie
-Allergie
-Torsions
-Risque anesthésique
-Risque infectieux
-Grossesse multiple
-Risque malformatif
-Risque carcinologique


Le Risque Carcinologique

Beaucoup de patientes craignent que les "hormones" utilisées pour la stimulation ne leur occasionnent un cancer à long terme.

Ceci a fait l'objet de nombreuses études et de nombreux débats. Aujourd'hui les conclusions sont les suivantes :

  • Les traitements utilisés en AMP n'augmentent pas le risque de Cancer de l'ovaire
  • Sauf le Clomid s'il a été administré plus de 12 cycles - il augmente légèrement le risque de certaines tumeurs précancéreuses de l'ovaire.
  • Cependant les femmes stériles (ou n'ayant pas d'enfant) ont un risque naturel plus élevé de cancer de l'endomètre et de l'ovaire.
  • Ce risque n'est pas modifié par les traitements utilisés en AMP si aucune grossesse n'est obtenue
  • Ce risque naturel est ramené presque à la normale après AMP qui permet d'obtenir un accouchement
  • Aucune relation n'a jamais été mise en évidence entre les traitements utilisés en AMP et les cancers du sein.
  • Les cancers du col utérin étant d'origine virale, il n'y a pas de relation avec les traitements d'AMP.


-
Hyperstimulation
-
Risques thromboemboliques
-
Hémorragie
-Allergie
-Torsions
-Risque anesthésique
-Risque infectieux
-Grossesse multiple
-Risque malformatif
-Risque carcinologique


Les Grossesses Multiples

L'AMP expose au risque de grossesse multiple. Dans les statistiques françaises, environ 23 % des grossesses obtenues sont multiples et 2 % sont triples ou quadruples.


-
Hyperstimulation
-
Risques thromboemboliques
-
Hémorragie
-Allergie
-Torsions
-Risque anesthésique
-Risque infectieux
-Grossesse multiple
-Risque malformatif
-Risque carcinologique


Le Risque Malformatif

Les données actuelles sont suffisantes pour être affirmatif sur certains points :

En FIV, il n'existe pas d'augmentation du risque malformatif à grossesse comparable. En effet il faut savoir que le risque malformatif est un peu plus élevé chez les jumeaux et triplés.

En ICSI, les données sont plus complexes :
  • Pour les ICSI avec sperme éjaculé, le risque malformatif ne semble que très légèrement augmenté pour les anomalies chromosomiques gonosomiques (ambiguïté sexuelle). Deux études laissent penser à une augmentation du risque de malformation cardiaque mais ceci a été infirmé par plusieurs autres études. Par contre, le risque de transmettre un problème de stérilité masculine existe, mais ne peut pas être correctement évalué à ce jour
  • Pour les ICSI avec sperme épididymaire, il n'y a pas d'augmentation du risque à la condition de prendre les précautions inhérentes au risque de transmission d'une mucoviscidose. Là aussi le risque de transmission d'une stérilité masculine existe
  • Pour les ICSI avec sperme testiculaire, FIVNAT retrouve une augmentation du risque d'anomalies chromosomiques. Ce risque n'a pas été retrouvé dans les autres séries qui sont plus courtes.

    Avec les embryons congelés, le risque malformatif n'est pas augmenté.

    Cependant, il faut garder à l'esprit que le risque malformatif existe pour toute grossesse mais que les moyens de dépistages actuels (protocole HT21, échographie, amniocentèse) permettent le dépistage dans environ 75 à 80 % des cas.