Bilan provisoire 2002 :  Résumé et commentaires 

 

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         En 2002, de nombreux centres ont eu des retards dans l’envoi des fiches, retards qui, année après année, deviennent progressivement plus importants, amenant à une parution de plus en plus tardive de la plaquette. Le bureau Fivnat a donc décidé, à partir de cette année, de produire la plaquette dès le début de l’année, donc à partir des données arrivées et validées au 1er décembre 2003. Ainsi, le bilan de l’année 2002 porte sur environ 70 % de l’activité habituelle de Fivnat et sera complété lors de la prochaine édition. Ce bilan porte, comme d’habitude, sur 5 ans, et présente les données de 2001 mises à jour par rapport à la plaquette de l’année précédente.

La proportion d’ICSI s’est encore accrue, atteignant 54 %. Les taux de grossesses par ponction sont stables en 2002 par rapport à 2001, en FIV et en ICSI, en léger retrait par rapport aux années précédentes, et les taux de grossesses par transfert sont très proches pour les 2 techniques. Les nombres d’ovocytes, totaux, inséminés ou injectés, sont en légère diminution depuis 2000. En revanche, le taux de fécondation augmente progressivement tout au long de la période, qu’il soit mesuré par ovocyte mis en fécondation (ou injecté) ou en par ovocyte ponctionné.  Le nombre d’embryons obtenus est assez stable sur l’ensemble de la période. Le pourcentage de cycles où une congélation est réalisée est, en 2002, à peu près identique à celui de 2001, en FIV et en ICSI, au dessous du niveau de 2000. Le nombre d’embryons congelés, dans ce cas, est en moyenne de 3,8 en FIV et 3,5 en ICSI. Le nombre moyen d’embryons transférés par transfert continue de décroître : 2,21 en FIV et 2,23 en ICSI. Au total, en FIV conventionnelle, si 4,82 embryons sont produits, en moyenne, à chaque ponction, 1,73 sont transférés, 0,87 sont congelés et 2,17 ne sont pas utilisés, probablement parce que leur qualité ne permet pas d’envisager la congélation. Les chiffres sont comparables en ICSI.

 


POPULATION

L’âge des 2 membres du couple continue d’augmenter, d’un à deux mois par an en moyenne, ce qui se traduit par une élévation du pourcentage de femmes de 40 ans et plus (13,6 % en 1998, 17,4 % en 2002, en FIV) ; le pourcentage de femmes de plus de 35 ans est maintenant supérieur à 50 %. En revanche, la durée d’infécondité diminue depuis 2 ans, approchant 4 ans en moyenne, que ce soit en FIV classique ou en ICSI, ce qui est lié, au moins en partie, à l’élévation de l’âge des femmes, puisque la durée d’infécondité est un peu inférieure pour les plus âgées, du moins en FIV conventionnelle. On peut aussi noter que les patientes ICSI sont plus jeunes d’un an que les patientes FIV alors que les conjoints sont du même âge et les durées d’infécondité identiques. Le rang moyen de tentative est significativement plus élevé en ICSI qu’en FIV, et d’autant plus que le sperme du conjoint est meilleur, ce qui traduit bien l’indication de deuxième intention, généralement pour échec de fécondation lors de tentatives de FIV précédentes.

L’âge est un facteur pronostique majeur : le taux d’accouchements par ponction chez les femmes de plus de 41 ans est de moins de 6 %.

On observe une modification progressive des indications de FIV et d’ICSI. Ainsi, en 2002, les indications tubaires représentent moins de 40 % des FIV conventionnelles et les indications non masculines près de 30 % des ICSI, en augmentation notable par rapport à 2001. On note, en 2002, une élévation importante des indications idiopathiques, ce qui demande  confirmation, mais peut être partiellement expliqué par l’élévation de l’âge des femmes puisque le pourcentage d’indications idiopathiques augmente avec l’âge. Environ 6,5 % des ICSI ont été réalisées avec des spermatozoïdes ponctionnés, dont les deux-tiers après congélation. Il faudrait pouvoir faire la part, dans ce cas, des spermatozoïdes épididymaires et testiculaires, ce qui sera possible avec la nouvelle fiche. En FIV classique, le taux de grossesses le plus élevé est toujours observé pour les FIV-D. En ICSI, il est plus élevé dans les indications masculines que dans la plupart des autres.

 


CYCLE DE PONCTION

En ce qui concerne les protocoles de stimulation, L’année 2002 se caractérise, par rapport aux années précédentes, par une utilisation importante des antagonistes du GnRH, utilisés dans plus de 20 % des cas. Ils sont associés à des taux de grossesses inférieurs à ceux observés avec les agonistes en protocole long, mais il faut prendre ce résultat avec précaution puisqu’il ne s’agit pas d’une étude randomisée et que les indications retenues dans le choix de l’analogue par le médecin (agoniste ou antagoniste), peuvent dépendre de facteurs non pris en compte ici.

 En ce qui concerne la stimulation, le pourcentage de cycles stimulés par HMG reste assez faible (moins de 15 %). La dose totale de gonadotrophines nécessaire pour la stimulation a augmenté en 2002 par rapport à 2001.

On peut aussi mettre en exergue le fait que, en 2002, moins de 5 % des transferts ont été réalisés avec plus de 3 embryons, soit près de deux fois moins qu’en 1998, sans modification par rapport à 2001, mais que les transferts de 3 embryons ont diminué d’environ 3 %. Au total, les transferts de 1 et 2 embryons représentent maintenant près de 70 % des cas. Enfin, par rapport à 1998, le pourcentage de transferts électifs de 2 embryons, calculé en excluant les cas ou moins de 3 embryons ont été obtenus, a doublé et représente maintenant 58 % des transferts en FIV et 55 % en ICSI. Le taux de grossesses qui leur est associé est de plus de 32 %, traduisant bien l’efficacité de ce choix.

 


CONCLUSION

Les principales tendances observées au cours de la période 1998 -2002 sont les suivantes :

¨     Une augmentation continue du nombre d’ICSI.

¨     La généralisation de la stimulation par FSH recombinante.

¨     L’augmentation des antagonistes du GnRH

¨     Une diminution des nombres d’ovocytes ponctionnés depuis 2 ans.

¨     Une réduction du nombre d’embryons transférés qui affecte peu le taux de grossesses.