Bilan 2001 :  Résumé et commentaires 

 

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         En 2001, de nombreux centres ont eu des retards dans l’envoi des fiches. Néanmoins ce bilan porte donc sur 79 centres ayant adressé environ 41 308 fiches, ce qui représente environ 90,3 %  des cycles français soit une proportion sensiblement équivalente aux années  précédentes. 13 centres n’ont pas communiqués leurs résultats à FIVNAT soit 3 de plus qu’en 2000 mais seulement un de plus qu’en 1999. Cependant, même incomplet, le nombre de cycles reçus et la diversité des centres participants permet d’obtenir une estimation très satisfaisante de la pratique de la fécondation in vitro en France.

 

La proportion d’ICSI s’est encore accrue, dépassant maintenant  50 %. Les taux de grossesses par ponction sont en légère diminution en 2001 par rapport à 2000, en FIV et en ICSI, et les taux de grossesses par transfert sont très proches pour les 2 techniques. Les nombres d’ovocytes, totaux, inséminés ou injectés, sont relativement stables sur la période. Le taux de fécondation augmente progressivement tout au long de la période, qu’il soit mesuré par ovocyte mis en fécondation (ou injecté) ou en prenant en compte l’ensemble des ovocytes ponctionnés.  Le nombre d’embryons obtenus a aussi augmenté sur l’ensemble de la période. Après une augmentation en 2000, le pourcentage de cycles où une congélation a été réalisée a légèrement diminué en 2001, en FIV et en ICSI, le nombre d’embryons congelés étant en moyenne de 4.0 en FIV et 3,7 en ICSI. Le nombre moyen d’embryons transférés par transfert continue de décroître : 2,26 en FIV et 2,28 en ICSI.

 

Population

L’âge des 2 membres du couple continue d’augmenter, d’un à 2 mois par an en moyenne, ce qui se traduit aussi par une élévation du pourcentage de femmes de 40 ans et plus (14,0 % en 1997, 15,7 % en 2001, en FIV). Mais, plus encore, pour la première fois en FIV plus de la moitié des patientes traitées avaient plus de 35 ans. La durée d’infécondité reste stable, proche de 5 ans en moyenne, que ce soit en FIV classique ou en ICSI. On peut aussi noter que les patientes ICSI sont plus jeunes d’un an que les patientes FIV alors que les conjoints sont du même âge et les durées d’infécondité identiques. Le rang moyen de tentative est significativement plus élevé en ICSI. L’âge est un facteur pronostique majeur : le taux de grossesses cliniques par ponction chez les femmes de plus de 44 ans est de moins de 4 % et le taux d’accouchement de moins de 2 %.

En 2001, les indications tubaires représentent environ 42 % en FIV conventionnelle et les indications non masculines ont représenté 23 % des ICSI. Environ 7 % des ICSI ont été réalisées avec des spermatozoïdes ponctionnés, dont la moitié après congélation. En FIV classique, le taux de grossesses est toujours le plus élevé pour les FIVD. En ICSI, il est plus élevé dans les indications masculines que dans la plupart des autres.

 

Cycle de ponction

En ce qui concerne les protocoles de stimulation, L’année 2001 se caractérise, par rapport à 2000, par l’arrivée des antagonistes du GnRH, utilisés dans plus de 10 % des cas. Ils sont associés à des taux de grossesses inférieurs à ceux observés avec les agonistes en protocole long, mais il faut prendre ce résultat avec précaution puisqu’ils ne reposent pas sur un tirage au sort et que les indications retenues dans le choix de l’analogue par le médecin (agoniste ou antagoniste), peut dépendre de facteurs non pris en compte ici.

 En ce qui concerne la stimulation il reste un pourcentage non négligeable de cycles stimulés par HMG (11 à 12 %). La dose totale de gonadotrophines nécessaire pour la stimulation est restée stable en 2001.

On peut aussi mettre en exergue le fait que, en 2001, moins de 5 % des transferts ont été réalisés avec plus de 3 embryons. Enfin, par rapport à 1997, le pourcentage de transferts électifs de 2 embryons a plus que doublé et représente maintenant 53.7 % des transferts en FIV et 53.3 % en ICSI. Le taux de grossesses qui leur est associé est de plus de 32 %, traduisant bien l’efficacité de ce choix.

 

 


Conclusion

Les principales tendances observées au cours de la période 1996 -2000 sont les suivantes :

 

¨    Une augmentation continue du nombre d’ICSI.

¨    La poursuite de l’augmentation de l’age moyen

¨    L’apparition des stimulations par antagonistes dont les résultats sont médiocres

¨    Une augmentation des nombres d’ovocytes ponctionnés et d’embryons obtenus.

¨    Une réduction du nombre d’embryons transférés, associée à une politique de transfert appropriée, qui n’affecte absolument pas le taux de grossesses.

¨    Une légère diminution des résultats globaux