Bilan 1995
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Population

En 1995, on a noté une augmentation de l'activité de plus de 10 %. Elle s'est faite uniquement par l'ICSI. Cette technique a représenté plus de 20 % des ponctions et sa fréquence a doublé depuis 1994. Tout laisse penser que cette technique devrait voir sa part encore augmenter, mais à quel niveau se fera la stabilisation.

Les femmes incluses dans un protocole ICSI sont plus jeunes que celles des FIV classiques (p<0,001), alors que leurs conjoints sont du même âge. L'infécondité est de durée voisine, mais le rang de ponction significativement plus élevé en moyenne (p<0,001). Le nombre d'ovocytes obtenus est très nettement supérieur en ICSI à celui de la FIV classique (p<0,001). Mais, en revanche, le nombre moyen d'embryons obtenus est légèrement supérieur en FIV et finalement le nombre moyen d'embryons transférés est identique.

En FIV, les indications tubaires diminuent, mais représentent toujours plus de la moitié des cas. Par contre, même en FIV classique, les indications d'origine masculine isolée représentent un quart des indications et, en association avec une autre indication, plus de 35 %.

En ICSI, plus de 75 % des cas sont réalisées dans le cadre d'une infécondité masculine. Les autres indications sont probablement des indications après échec de la FIV classique. Enfin, les ICSI-D (avec sperme de donneur) sont rares.

De façon assez générale, il est encore surprenant que plus de la moitié des indications masculines pures soient encore traitées en FIV

Les protocoles longs représentent toujours la stimulation de référence avec plus de 90 % des cas. La part de la FSH urinaire a fortement augmenté depuis 1994. On a vu apparaître quelques cas de stimulation par FSH recombinante dans le cadre de protocoles d'essai. Enfin il est notable que dans 18 % des cas de FIV ou d'ICSI une association de HMG et de FSH a été utilisée

En FIV, les indications tubaires représentent maintenant moins de la moitié des cas. Par contre, même en FIV classique, les indications d'origine masculine isolée représentent prés de 20 % des indications et, toutes indication associée confondu plus de 41 %. Les FIVD continuent à diminuer de fréquence.

En ICSI, plus de 70 % des cas sont réalisées dans le cadre d'une infécondité masculine. Les autres indications sont probablement des indications après échec de la FIV classique. Enfin, seul un tout petit nombre d'ICSI utilisent un sperme de donneur.

De façon générale, le passage en ICSI a fortement progressé pour toutes les indications. Maintenant plus de 63 % des indications masculines pures sont traitées en ICSI. Mais cette augmentation du pourcentage de cas traités en ICSI (par rapport à 1995) est vraie pour toutes les indications.


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