Bilan 1995 - 1999 : Résultats

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Population
Résultats
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Tableau 1
Tableau 2
Tableau 3
Tableau 4
Tableau 5
Tableau 6
Tableau 7

Résultats

La période 95-99 a été marquée par l'explosion de l'ICSI dont la part est passée de 22 % à 47 %. En chiffres absolus, le nombre d'ICSI a fait plus que doubler. Dans le même temps, on a assisté à une contraction du nombre des FIV simples.

Le nombre de transfert d'embryons congelés a connu également un accroissement très fort de prés de 50 %

Le nombre de centre FIVNAT participants a baissé du fait de la fermeture de certains centres et des réactions suite à la publication des résultats par la revue Sciences et Avenir. De ce fait le nombre absolu de ponctions ne peut pas être pris en compte

Le recueil des cycles déprogrammés reste encore très aléatoire même s'il s'est considérablement amélioré dans la période.

En France les techniques dérivées (GIFT, ZIFT ...) ont une incidence de plus en plus marginale (tab 1)

En FIV, on voit des évolutions majeures et en apparence divergentes. Ainsi le nombre d'ovocytes recueillis a baissé alors que le nombre d'embryons obtenus a augmenté et que bien sûr en parallèle, le taux de fécondation a augmenté de façon considérable. Parallèlement le pourcentage de cycles où une congélation a été réalisée a augmenté mais dans des proportions moindres alors que singulièrement le nombre d'embryons transférés baisser, de même que le nombre d'embryons congelés en cas de congélation. Cela traduit une politique de congélation beaucoup plus restrictive au cours du temps. (tab 2)

De façon assez générale, la prise en charge en ICSI est de plus en plus fréquente quelle que soit l'indication, sauf pour les infertilités inexpliquée où le taux reste stable depuis 1996. Il faut noter qu'un tiers des indications masculines isolées est encore traité en FIV même en 1999 (tab 3)

La stimulation a peu évolué durant la période si l'on se réfère aux grands protocoles avec les protocoles longs qui représentent plus de 90 % des cas alors que les protocoles sans agonistes tendent de plus en plus à disparaître. (tab 4)

Les résultats en termes de grossesse montre qu'in fine les taux d'accouchement n'ont progressé que de façon très faible en FIV alors que l'augmentation en ICSI a été forte de 1995 à 1996 avec une relative stagnation au-delà. Cependant le taux de grossesse par transfert a augmenté de façon régulière dans les deux techniques alors que le nombre d'embryons transférés baissait. (tab 5)

En FIV, on note pour toutes les indications une progression lente des résultats. La progression la plus nette est en cas d'endométriose et la moins nette en cas de stérilité tubaire. De façon globale sur la période, les meilleurs résultats sont obtenus en cas de FIV-D et à un moindre degré en cas d'endométriose.(tab 6)

En ICSI, Il y a eu également une amélioration des résultats dans toutes les indications. Les meilleurs résultats sont aussi dans les ICSI-D, mais elles ne représentent qu'un groupe marginal. Sinon ce sont dans les stérilités masculines pures et dans les idiopathiques que les résultats sont les meilleurs. Quand la composante féminine prime (tubaire, endométriose) les résultats sont meilleurs en FIV (tab 6)

 

L'évolution de la politique de transfert sur la période 1995-1999 a été remarquable tant en FIV qu'en ICSI. Les transferts à 4 embryons ou plus qui représentaient encore 16,8 % des cas de FIV en 1995 sont tombés à 6,2 % en 1999. Les transferts à 3 sont restés stables jusqu'en 1998 pour baisser brutalement de fréquence en 1999. De ce fait les transferts à 2 n'ont cessé de progresser en fréquence pour devenir majoritaires en 1999.

Cette baisse s'est accompagnée d'une nette chute des résultats pour les transferts à 4 ou plus, ce qui traduit qu'ils ne sont plus réalisés que dans les "mauvais cas" surtout en FIV. Les taux de succès sur les transferts à 3 ont stagné. Les taux de succès sur les transferts à 2 ont fortement progressé et sont similaires à ceux qui sont obtenus avec 3 embryons signant par là une politique restrictive de transfert dans les cas de bon pronostic. Il n'est pas douteux que cette évolution majeure devrait s'accompagnait d'une baisse sensible du taux de grossesse multiple surtout de haut rang. (tab 7)

 Les données de ces études appartiennent à l 'ensemble des membres de FIVNAT. Toute reproduction écrite ou orale de ces données doit mentionner leur origine.